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Comment améliorer son DPE en 2026 : les travaux qui font vraiment la différence

Votre logement est classé E, F ou G au Diagnostic de Performance Énergétique. Cette étiquette a des conséquences concrètes : impossibilité de louer si vous êtes bailleur classé G depuis 2025, obligation de fournir un audit énergétique pour vendre, négociations plus difficiles avec les acquéreurs, factures de chauffage élevées. Mais cette situation n’est pas une fatalité.

 

Améliorer son DPE, c’est agir sur les causes réelles de la surconsommation énergétique de son logement — et non simplement changer les chiffres sur le document. Un diagnostic DPE bien réalisé par EX’IM identifie précisément les postes où se situent les déperditions thermiques de votre bien. À partir de là, des travaux ciblés et priorisés permettent de remonter d’une, deux voire plusieurs classes énergétiques, avec à la clé des aides financières substantielles.

 

Comprendre ce que mesure le DPE avant d’agir

Les deux indicateurs de l’étiquette énergétique

L’étiquette finale du DPE est une synthèse de deux informations : la consommation énergétique en kWh/m²/an et la quantité d’émissions de gaz à effet de serre en kg CO₂/m²/an. Elle est fonction de la plus mauvaise performance entre ces deux indicateurs — c’est le système des doubles seuils. developpement-durable

Cette logique a une implication pratique importante : changer de système de chauffage pour passer du fioul à une pompe à chaleur peut améliorer simultanément les deux indicateurs et faire gagner deux ou trois classes d’un coup. À l’inverse, des travaux d’isolation seuls peuvent améliorer la consommation énergétique sans changer les émissions de CO₂ si le chauffage reste fossile.

La réforme du coefficient électricité au 1er janvier 2026

Depuis le 1er janvier 2026, le facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. Cette modification reconnaît les efforts de décarbonation du mix électrique français et corrige la sur-pénalisation des logements chauffés à l’électricité. Lepanneausolaire

Les logements chauffés uniquement à l’électricité pourront parfois gagner une classe sans réaliser de travaux. Un logement classé E pourrait ainsi passer en D automatiquement. Si c’est votre cas, vérifiez votre nouvelle étiquette via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME avant d’engager des travaux — cela peut modifier vos obligations et votre éligibilité aux aides. EDF Particulier

Les travaux d’isolation : le levier le plus efficace

Isolation de la toiture : 25 à 30 % des déperditions

La toiture est le premier poste de déperdition thermique d’un logement. Selon la configuration de votre bien, deux solutions s’offrent à vous :

L’isolation des combles perdus est la solution la plus simple et la plus rentable. Elle consiste à poser un isolant (laine minérale, ouate de cellulose, soufflage) sur le plancher des combles non habitables. Le gain thermique est immédiat et le retour sur investissement parmi les plus rapides de la rénovation énergétique.

L’isolation de la toiture en sarking (par l’extérieur) est recommandée lorsque les combles sont aménagés ou aménageables. Plus coûteuse, elle est aussi plus performante et évite les ponts thermiques en couronnement.

Pour bénéficier de MaPrimeRénov’, l’isolation de la toiture doit atteindre une résistance thermique R ≥ 4,5 m².K/W.

Isolation des murs : 20 à 25 % des déperditions

L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) est la solution la plus efficace car elle élimine les ponts thermiques et préserve la surface habitable. Elle est cependant plus coûteuse et soumise à des contraintes architecturales dans les secteurs protégés — comme les centres historiques d’Arras ou les communes en zone ABF du Nord et du Pas-de-Calais.

L’isolation thermique par l’intérieur (ITI) est moins coûteuse et plus facilement réalisable, mais elle réduit légèrement la surface habitable et ne traite pas tous les ponts thermiques. C’est souvent la solution retenue en rénovation quand l’ITE n’est pas possible.

Attention : depuis le 1er janvier 2026, l’isolation des murs en monogeste n’est plus finançable par MaPrimeRénov’ Parcours par geste. Ces travaux doivent être intégrés dans un bouquet de travaux ou une rénovation d’ampleur pour obtenir un financement public. LesFurets

Pour être éligible à MaPrimeRénov’, l’isolation des murs doit atteindre R ≥ 3,7 m².K/W.

Isolation des fenêtres : 10 à 15 % des déperditions

Le remplacement des fenêtres simple vitrage par du double ou triple vitrage à faible émissivité améliore significativement le confort thermique hivernal et estival. L’installation de volets extérieurs contribue également au confort d’été, de plus en plus important dans le Nord et le Pas-de-Calais lors des épisodes caniculaires.

Isolation du sol : 5 à 10 % des déperditions

L’isolation du plancher bas est souvent négligée alors qu’elle représente 5 à 10 % des déperditions. En rénovation, l’isolation par le dessous (sous le plancher) est généralement privilégiée car elle n’impacte pas la hauteur sous plafond.

L’optimisation de la ventilation : un poste souvent oublié

La ventilation est le parent pauvre de la rénovation énergétique. Pourtant, un système de ventilation mal dimensionné ou défaillant peut annuler une partie des gains obtenus par l’isolation.

La VMC hygroréglable adapte son débit à l’humidité réelle de chaque pièce. Elle extrait l’air vicié plus efficacement qu’une VMC simple flux classique tout en réduisant les pertes de chaleur dues au renouvellement d’air.

La VMC double flux est l’option la plus performante pour les projets de rénovation globale. Son échangeur thermique récupère la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air entrant, réduisant significativement les besoins de chauffage. Elle est particulièrement recommandée dans le cadre d’une rénovation d’ampleur visant plusieurs classes énergétiques.

Important : la VMC double flux est à proscrire dans les constructions antérieures à 1949, car elle nécessite une étanchéité à l’air que ces bâtiments anciens ne peuvent généralement pas atteindre.

L’optimisation du système de chauffage : l’impact le plus fort sur l’étiquette

Selon l’ADEME, le chauffage représente environ 67 % de la consommation énergétique des ménages. C’est donc le poste qui influence le plus l’étiquette DPE — et celui où les gains peuvent être les plus spectaculaires.

Des solutions sans remplacement complet de la chaudière

Avant d’envisager un remplacement coûteux, des actions moins onéreuses méritent d’être explorées :

L’installation de robinets thermostatiques sur les radiateurs permet de réguler finement la température pièce par pièce et peut générer 10 à 15 % d’économies de chauffage sans travaux lourds.

La programmation d’un thermostat connecté permet d’adapter automatiquement la consommation aux périodes d’occupation et d’absence, avec un retour sur investissement généralement inférieur à 3 ans.

Le désembouage du réseau de chauffage central améliore le rendement des chaudières et radiateurs vieillissants sans nécessiter de remplacement.

Les équipements qui changent vraiment l’étiquette

La pompe à chaleur air/eau est aujourd’hui la solution qui produit le gain d’étiquette le plus important sur un logement chauffé au fioul ou au gaz. Son coefficient de performance (COP) de 3 à 4 signifie qu’elle produit 3 à 4 fois plus d’énergie thermique qu’elle n’en consomme.

La chaudière à granulés (pellets) est une alternative pertinente dans le Nord et le Pas-de-Calais, notamment pour les maisons rurales avec espace de stockage disponible. Son impact sur l’étiquette CO₂ est très favorable car la biomasse est considérée comme une énergie renouvelable à émissions quasi nulles.

Le poêle à bois ou l’insert restent des solutions accessibles et éligibles à MaPrimeRénov’ en monogeste en 2026, contrairement aux chaudières biomasse qui ont été retirées du parcours par geste.

Les aides financières disponibles en 2026 pour améliorer son DPE

MaPrimeRénov’ : deux parcours selon votre projet

Depuis le 23 février 2026, MaPrimeRénov’ est de nouveau accessible à tous les ménages, qu’ils soient propriétaires occupants ou bailleurs, pour les logements classés E, F ou G. Pour les rénovations d’ampleur, un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ est désormais obligatoire avant le dépôt de la demande. Panneauxsolaires

MaPrimeRénov’ Parcours par geste finance des travaux ciblés : isolation de la toiture, des fenêtres, du sol, changement de système de chauffage ou installation d’une VMC. Ce parcours est accessible aux propriétaires occupants et bailleurs aux revenus très modestes, modestes ou intermédiaires pour leur résidence principale construite depuis au moins 15 ans. SunPower

MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur finance les projets comportant au moins deux types de travaux d’isolation thermique avec un gain d’au moins deux classes énergétiques. Ce parcours concerne uniquement les logements classés E, F ou G. Il vise par exemple à passer d’un logement classé F à la classe D, ou d’un logement classé E à la classe B. EDF solutions solaires

À partir du 1er septembre 2026, l’aide MaPrimeRénov’ pour une rénovation d’ampleur ne pourra plus être attribuée si un chauffage au gaz est conservé après les travaux. Si vous envisagez une rénovation globale, anticipez le remplacement du chauffage gaz. IZI by EDF

L’éco-PTZ : pour financer le reste à charge

L’éco-prêt à taux zéro est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027. Il permet d’emprunter jusqu’à 50 000 € pour financer des travaux de rénovation énergétique, sans conditions de ressources, et reste cumulable avec MaPrimeRénov’. Lepanneausolaire

Les CEE et les aides locales

Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) sont des primes versées par les fournisseurs d’énergie pour les travaux d’efficacité énergétique. Cumulables avec MaPrimeRénov’, ils peuvent représenter un complément de financement significatif selon la nature des travaux et les revenus du ménage.

De nombreuses collectivités locales continuent de proposer des aides complémentaires : subventions, prêts, exonérations fiscales ou accompagnement technique. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, renseignez-vous auprès de votre commune, de votre communauté de communes et du Conseil Régional des Hauts-de-France. Lepanneausolaire

Par où commencer ? Le rôle du DPE et de l’audit énergétique

Avant d’engager des travaux, il est essentiel de savoir précisément où se situent les déperditions de votre logement et quels travaux produiront le meilleur rapport gain d’étiquette / coût. C’est exactement ce que fournit un DPE réalisé par un professionnel certifié : une analyse précise des consommations par poste (chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation) et une identification des axes d’amélioration prioritaires.

Pour les logements classés E, F ou G, l’audit énergétique obligatoire depuis 2025 va encore plus loin en proposant des scénarios de travaux chiffrés étape par étape, avec les gains d’étiquette attendus après chaque intervention. C’est la feuille de route indispensable pour planifier une rénovation efficace et maximiser les aides.

EX’IM réalise les DPE et les audits énergétiques pour les propriétaires du Nord et du Pas-de-Calais. Contactez-nous pour un devis gratuit et un premier diagnostic de votre situation.

FAQ — Améliorer son DPE en 2026

Quels travaux permettent de gagner le plus de classes DPE rapidement ?

Le remplacement du système de chauffage produit généralement le gain d’étiquette le plus rapide, notamment le passage d’une chaudière fioul à une pompe à chaleur ou une chaudière à granulés. Une pompe à chaleur air/eau couplée à une isolation des combles peut faire gagner 2 à 3 classes en une seule étape. L’isolation seule améliore surtout la consommation énergétique, mais son impact est moins spectaculaire sur l’étiquette CO₂ si le chauffage reste fossile. L’audit énergétique réalisé par EX’IM vous donnera la combinaison de travaux optimale selon les caractéristiques de votre logement.

Mon logement chauffé à l’électricité peut-il changer de classe sans travaux en 2026 ?

Oui, c’est possible grâce à la réforme du coefficient d’électricité entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Les logements chauffés uniquement à l’électricité pourront parfois gagner une classe sans réaliser de travaux. Vous pouvez vérifier votre nouvelle étiquette via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME et obtenir une attestation gratuite. Attention toutefois : ce reclassement peut réduire vos droits aux aides, car seuls les logements en E, F ou G sont ciblés par la rénovation d’ampleur. EDF ParticulierEDF Particulier

MaPrimeRénov’ est-elle accessible aux propriétaires bailleurs en 2026 ?

Oui. MaPrimeRénov’ s’adresse aux propriétaires occupants ou bailleurs, à condition de s’engager à louer le logement en tant que résidence principale pendant une durée de six ans. Le logement doit avoir été construit depuis au moins 15 ans. Depuis le 23 février 2026, le guichet MaPrimeRénov’ est de nouveau ouvert pour l’ensemble des ménages et des parcours. Les revenus du propriétaire bailleur sont pris en compte pour déterminer le montant de l’aide. SunPowerPanneauxsolaires

Faut-il refaire un DPE après les travaux de rénovation énergétique ?

Non, cela n’est pas obligatoire légalement. Mais c’est fortement recommandé pour trois raisons : prouver le gain énergétique réel à l’issue des travaux, mettre à jour votre dossier de vente ou de location avec la nouvelle étiquette, et justifier les travaux réalisés auprès des organismes d’aide (MaPrimeRénov’, CEE). Sans nouveau DPE, votre logement conserve son ancienne étiquette qui peut ne plus refléter sa performance réelle — ce qui peut pénaliser sa valeur à la revente ou en location.

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